L’assemblée des pirates ne siège que dans des hémicycles éphémères, là où le vent, les courants et leur propre volonté veulent bien déposer leur vaisseau. Ses membres, dont le nombre varie au rythme des batailles et des captures, statuent, pillent, naviguent, toujours en perpétuelle dérive, en permanente transformation. La Constituante piratesque tient à la fois du roman d’aventures, du poème en prose et du traité politique : à partir d’une rêverie sur l’organisation concrète des pirates, ce texte propose une réflexion très contemporaine sur le temps, sur le « vivre-ensemble », sur l’idée de liberté, sur celle de démocratie directe, et sur la notion de peuple comme sujet d’une émancipation toujours recommencée.
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